Est-il vrai que la crise du carburant prend fin bientôt ?

09 Jun 2017 Par BUKURU Pacifique dans Social Lus 205 fois

« Il n'y a pas de carence de carburant au Burundi. Les vendeurs de carburants sont les seuls responsables de la cette crise », affirme l’Honorable Côme Manirakiza, Ministre de l'énergie et des mines. « D'ici quelques jours, vous n'entendrez plus parler de délestage », a-t-il ajouté. Difficile à croire en ces propos pour le citoyen burundais qui vient de passer plus d’un mois dans une « situation sans-énergie » (manque de carburant et de courant en quantité suffisante).

ImageDans un communiqué de presse de ce Mardi 07 juin 2017, le ministre de l’énergie et des mines indique qu’après plusieurs investigations dans les stocks et les stations, les constats étaient que les ventes n'ont pas beaucoup variées depuis le début de l'année. L'évidence est alors que certains vendeurs ne vendent plus comme à la coutume et fonds des stocks. Ainsi, pour pallier à tous ces problèmes, le ministère a pris des mesures. Parmi, il est mentionné que dès ce jeudi 08 juin, toutes les stations doivent distribuer le carburant comme à la coutume et les signaux montrant que les stations sont en service ou fermées doivent faire leur fonction sous un grand contrôle rigoureux des agents du ministère de l'énergie et des mines.

 

 

Pour la facilitation de ce suivi, les vendeurs et les grossistes doivent toujours avoir leurs cahiers des entrées et des sorties.                       

Le ministre a également évoqué la question de l'électricité qui est devenue un casse-tête depuis des années. A ce point, le Ministre affirme : « D'ici quelques jours, vous n'entendrez plus parler de délestage. Des mesures imposantes sont en train d'être prise pour pallier à ce défis ».

Les paroles attendent les actes

Les indicateurs flagrants sont que toutes les stations jusqu’alors, ne distribuent pas le carburant. Des files d’attentes s’observent toujours à certaines stations-services.

L’électricité reste aussi un maux d’actualité pour le bujumburais surtout. « Le délestage n’a jamais été aussi rude», indique un habitant de Kanyosha. « le soir,  nous avons à peine le courant pour deux heures de  temps », ajoute-t-il.

Cette situation de crise carburant et d’électricité représente un manque à gagner énorme pour l’Etat et les citoyens. Une perte de temps énorme s’accumule pour les chauffeurs sur les files d’attente, pour les fonctionnaires qui passent des heures à attendre le bus pour se rende au service ou pour rentrer après le service. La fatigue ne se parle plus. A Bujumbura, certains habitants des quartiers comme Musaga, Kinanira, Kinindo Nyakabiga, Mutanga Sud, avaient commencé à rentrer à pieds après le service.

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Mot cle de l'article: Carburant   Electricité   Burundi 
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